Un terrible virus annihile 90 % des habitants en Ecosse. Pour endiguer l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. L'Ecosse est désormais un no man's land barbare
et violent où les survivants sont coupés du monde. Lorsque 30 ans plus tard, le même virus réapparaît au coeur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel
vaccin dans une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux...
Le dernier film de Neil Marshall (The Descent) est un véritable hommage aux films post-apocalyptique des années 80, tel que Mad Max, ou encore et surtout New-York 1984. Le fait que
l'héroïne possède un oeil en moins, n'est pas un hasard, c'est bien une référence à Snake. Le film est tout simplement fun, on prend vraiment un plaisir coupable à voir Sinclair tirer sur tout ce
qui bouge, en ayant entête uniquement la réussite de sa mission. Au delà, du simple divertissement, il y a une vrai réflexion, sur la nature humaine, et comment elle met tout en oeuvre pour
survivre et se recréer un semblant de société et de croyance. En plus d'un casting sans fausse note (Rhona Mitra sublime, Malcom McDowell et Bob Hoskins tout en retenu), la B.O. de Tyler Bates
(300) est énorme. Quant à la réalisation, rien à redire, Marshall sait se mélanger habilement caméra épaule, et hélicoptère, plan séquence et montage très dynamique. Décidément, le cinéma anglais
est toujours aussi surprenant.

4/5 Après New-York 1984 et Los Angeles 2013, voici Londres 2035